Le quotidien
Organiser les trajets ecole et activites quand on est deux a travailler, à mon rythme
29 juillet 2026

Organiser les trajets école et activités, chez moi, c’est devenu un vrai casse-tête le jour où j’ai repris le travail après mon deuxième congé maternité. Avant, je gérais à peu près tout : l’école, le périscolaire, le mercredi après-midi chez la nounou, la baby-gym du samedi. Et puis je suis retournée au bureau, et tout s’est écroulé. Pas d’un coup, hein. Plutôt un effritement lent, fait de matins où je courais en claquant la portière, de textos échangés à 16 h 45 pour savoir qui irait chercher le petit, et de cette culpabilité absurde quand tu réalises que tu as oublié le goûter.
Si tu lis ces lignes et que tu vis la même chose, respire. Je te partage ce qui a marché pour nous, à notre rythme, sans prétention. Juste une maman qui note ce qui l’a aidée à sortir la tête de l’eau.
Ce qui m’a fait changer d’habitude
Le déclic, c’est arrivé un mardi soir de novembre. J’étais en réunion jusqu’à 18 heures, mon compagnon bloqué dans les bouchons, et notre fils de six ans attendait devant le portail de l’école depuis vingt minutes. La directrice m’a appelée. Ce soir-là, je me suis assise dans le canapé, les yeux dans le vague, et je me suis dit qu’on ne pouvait plus continuer comme ça.
J’ai attrapé un carnet et j’ai noté tous les trajets de la semaine. Pas pour faire un planning parfait. Juste pour voir. Ce que j’ai vu m’a glacée : douze allers-retours par semaine entre l’école, la crèche, le travail et les activités. Douze. Sans compter les imprévus.
La moitié de ces trajets, on aurait pu les partager. Mais on ne l’avait jamais organisé, trop occupés à éteindre des feux. Alors on a décidé de reprendre le contrôle, doucement.
Le mercredi et le vendredi soir, les deux points noirs
Chez nous, deux moments dans la semaine où tout coince : le mercredi midi et le vendredi soir.
Le mercredi, l’école finit à 11 h 30. Moi, je termine à 12 h 30, et mon compagnon a sa réunion d’équipe qui déborde systématiquement. Résultat, pendant des mois, on a jonglé avec des demi-journées de congé posées à l’arrachée, des grands-parents appelés à la rescousse, et une nounou qui faisait des heures sup’ en soupirant.
Le vendredi soir, c’est l’autre mur. La fatigue de la semaine, et surtout la sortie de la crèche à 18 heures pile — si t’arrives à 18 h 05, la puéricultrice te fait les gros yeux et tu repars avec la boule au ventre.
On a fini par faire un constat simple : on ne pouvait pas être partout. Ce qui était grave, c’était de faire semblant d’y arriver et de s’épuiser. Alors on a cherché des solutions sur mesure.
Monter un covoiturage qui tient
La première chose qu’on a testée, c’est le covoiturage entre parents. Pas le groupe WhatsApp de trente personnes où chacun négocie ses créneaux comme à la Bourse. Non, un petit noyau de trois familles du même quartier, dont les enfants vont dans la même école.
On s’est réunis un soir autour d’un café, on a posé nos contraintes sur la table, et on a rempli un tableau tout bête. Voici à quoi il ressemble aujourd’hui :
| Jour | Matin (aller) | Soir (retour) | Qui ? |
|---|---|---|---|
| Lundi | Moi | Famille Morel | 3 enfants |
| Mardi | Famille Durand | Moi | 3 enfants |
| Mercredi midi | Nounou partagée | — | 2 enfants |
| Jeudi | Famille Morel | Famille Durand | 3 enfants |
| Vendredi | Moi | Compagnon | nos 2 enfants |
Ce tableau est aimanté sur le frigo depuis janvier. Il n’est pas parfait, mais il a divisé par deux mes trajets en solo. Et surtout, il m’a enlevé ce poids mental de devoir tout anticiper seule.
Un conseil si tu te lances : commence par une seule famille, sur un seul créneau. Le lundi soir, par exemple. Teste deux semaines. Si ça roule, tu élargis. Si ça coince, tu ajustes. L’important, c’est de ne pas vouloir tout révolutionner d’un coup.
Le plan B quand personne ne peut
Parce que, soyons honnêtes, le covoiturage parfait, ça n’existe pas. Il y aura toujours un jour où les trois familles sont bloquées en même temps, où le petit a de la fièvre à 16 heures, où une réunion s’éternise.
Pour ces jours-là, on a mis en place le plan B : trois solutions, classées par ordre de facilité.
- L’autre parent — celui qui n’est pas censé assurer le trajet ce jour-là — prend le relais si son emploi du temps le permet. On s’appelle, on fait le point en trente secondes.
- Une baby-sitter de confiance, rencontrée via le bouche-à-oreille de l’école. Elle habite à dix minutes et peut dépanner en fin d’après-midi.
- Le centre de loisirs du mercredi après-midi, où on a inscrit notre fils en début d’année. Ce n’était pas notre premier choix, mais il y va un mercredi sur deux et il adore.
Avoir ce plan B écrit — dans mon téléphone, sur une note partagée — ça m’a enlevé un stress fou. Quand un imprévu arrive, je n’ai plus besoin de réfléchir. Je descends la liste, et j’active ce qui est possible.
Ce que j’en retiens au quotidien
Si je devais résumer ce que ces ajustements ont changé, je dirais trois choses.
D’abord, j’ai arrêté de vouloir être la maman qui gère tout. Ce n’est pas un échec de demander de l’aide. C’est le contraire : quand je passe le relais le lundi soir, je récupère quarante-cinq minutes pour mon fils, plutôt que de cavaler dans les bouchons.
Ensuite, j’ai ritualisé la coordination. Tous les dimanches soir, dix minutes, mon compagnon et moi on regarde le tableau du frigo et on ajuste. Ce n’est pas une corvée, c’est un petit rituel qui nous évite les surprises du lundi matin.
Enfin, j’ai compris que la charge mentale des trajets, c’est rarement une question de kilomètres. C’est une question d’anticipation. Le vrai épuisement vient de ces centaines de micro-décisions : qui, quand, comment, est-ce qu’il faut prévenir la maîtresse, le goûter est-il dans le sac. Plus on automatise, plus on respire.
Alors si tu es en pleine tambouille, commence par noter tes trajets de la semaine sur une feuille. Regarde ce qui pèse vraiment, et attaque un seul point à la fois. Juste le mercredi. Tu verras, ça fait déjà une sacrée différence.
FAQ
Comment trouver des parents pour un covoiturage scolaire ?
Commence par les parents que tu croises déjà à la sortie de l’école. Un mot glissé dans le cahier de liaison, une discussion rapide au portail. L’idée, c’est de repérer une ou deux familles qui habitent près de chez toi et qui ont les mêmes horaires. Pas besoin de monter une organisation énorme : une seule famille partenaire peut déjà tout changer.
Combien de temps faut-il pour que le planning se stabilise ?
Chez nous, trois semaines. La première, on a tâtonné. La deuxième, on a corrigé deux créneaux qui coinçaient. La troisième, tout roulait. Ne te décourage pas si les débuts sont bancals, c’est normal.
Et si mon conjoint n’est pas dispo pour les trajets ?
Si ton conjoint a des horaires incompatibles, concentre-toi sur les solutions extérieures : covoiturage, baby-sitter de quartier, centre de loisirs. L’essentiel, c’est que tu ne portes pas tout toute seule. Une heure dégagée dans ta semaine, ce n’est pas un luxe, c’est une nécessité.
Comment gérer les activités extrascolaires qui compliquent tout ?
Mon astuce : regrouper. Si possible, inscris tes enfants dans des activités le même jour, au même endroit, ou à des horaires qui s’enchaînent. Et si vraiment ça coince, accepte qu’une saison sans activité extrascolaire, ce n’est pas un drame. Tes enfants survivront, et toi aussi.
Liens
- Mon tiramisu express pour les soirs de semaine
- Comment la lumière du matin a changé mon énergie
- Notre première visite au musée en famille


